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Le piercing est une pratique
consistant à percer une partie du corps pour y mettre un bijou. C'est un type de
modification corporelle.
Issue du milieu underground, la
pratique du piercing, de plus en plus répandue ces dernières années, s'est
démocratisée en touchant rapidement toutes les couches sociale et tous les âges.
Plus qu'un phénomène de mode, la
pratique du piercing représente aujourd'hui une véritable démarche et recherche
esthétique présente y compris parmi les stars telles que Britney Spears,
Christina Aguilera, Janet Jackson et bien d'autres.
LES ORIGINES DU PIERCING: GENERALITES
Étymologie : Le mot vient de l'anglais
« to pierce », qui signifie « percer ». Le mot exact en anglais est body
piercing (perçage du corps).
Le piercing consiste à faire un trou
dans la peau pour y insérer un bijou.
Cette pratique de perforation du corps
pour y insérer un ornement est ancienne, ses origines tribales proviennent
d'ethnies et d'époques différentes.
En effet, dans bien des sociétés
primitives, on a utilisé les bijoux corporels, tout comme le tatouage ou les
scarifications, soit pour des raisons purement esthétiques, soit de manière
rituelle pour affirmer son appartenance à une caste particulière.
Déjà au néolithique, en Afrique,
notamment chez les Mursi, une tribu d' Éthiopie, des labrets en pierre étaient
insérés au niveau de la lèvre inférieure ou aux lobes des oreilles.
La perforation des oreilles existe
depuis l'antiquité.
Elle s'est poursuivie durant le XXe
siècle. Cependant, aux États-Unis, la pratique était devenue relativement rare
entre les années ‘20 et ‘60. À partir des années ‘60, elle a regagné du terrain
parmi les femmes américaines, et a été par la suite adoptée par les hippies et
les communautés gays, puis plus tard la culture punk.
Dans les années ‘70, la perforation
d'autres parties du corps a gagné en popularité dans la culture gay BDSM. En
1975, Jim Ward a ouvert le The Gauntlet, le premier magasin de piercing des
états-unis, à Los Angeles.
Dans les années ‘80, la perforation
des oreilles chez les hommes est devenue commune dans le monde occidental, même
si les hommes ont pour habitude de ne percer qu'une seule oreille.
Jean-Paul Gaultier a été un des
premiers à nous faire re-découvrir le piercing en France en 1993-1994 lors de
l'un de ses défilés diffusé à la télévision. Jusqu'à ce jour, on n'avait encore
jamais vu de piercings présentés au grand public. Le piercing était à l'époque
considéré comme une pratique marginale et sado-masochiste.
Le premier studio de piercing français
fut ouvert à Paris sous franchise américaine, en novembre 1994. Avant cette
date, il fallait aller à Londres ou à Amsterdam pour se faire percer.
Réservée aux punks et autres originaux
il y a 20 ans, la mode du piercing s'est répandue progressivement pour
maintenant concerner toutes les couches de la population.
Aujourd'hui, le phénomène a pris de
l'ampleur et il touche de plus en plus de personnes, de tous milieux et de tous
âges. En règle générale, on se fait percer par coquetterie. Cette pratique n'est
plus "réservée" à une tranche marginale de la population comme à ses débuts en
1995.
Significations : Le piercing
correspond à une volonté esthétique ou une démarcation sociale. Ainsi, le
piercing a pour but l'amélioration de son apparence, la volonté de se distinguer
de l'ensemble de la population ou de s'associer à un groupe particulier.
· Le piercing est une
amélioration esthétique. Le piercing est un bijou, il revêt donc un souci
esthétique.
· Le piercing est un rituel.
D'après un concept anthropologique datant de 1909 : selon les époques et les
régions du monde le piercing peut être un rituel de passage à l'âge adulte.
Aujourd'hui de nombreux sociologues assimilent le piercing chez les adolescents
comme pouvant relever de ce concept.
· Le piercing permet
l'appartenance à un groupe. Le piercing peut ainsi être une marque pour
s'associer à un groupe particulier. Dans l'Égypte antique c'était l'appartenance
à l'élite. De nos jours les punks, les goths, les teufeurs et d'autres groupes
utilisent les piercings comme un de leurs moyens d'identification.
· Le piercing est un moyen
de se différencier. Il est utilisé par certains pour s'opposer à leurs parents
ou à la société. C'est une manière de s'affirmer, de se construire et de
s'exprimer.
· Le piercing est un moyen
d'érotiser son corps, dans certains cas, il est associé à des pratiques
sexuelles ou lié au masochisme.
LES DIFFERENTS PIERCINGS : FACIAUX ET
BUCAUX
ARCADE
Ce piercing peut être pratiqué sur la
partie inférieure ou supérieure des sourcils, dans l'axe de son horizontal ou
vertical. On peut y placer un anneau, un barbell ou un banana.
ANTI-EYEBROW
BRIDGE
La partie supérieure du nez située
entre les deux yeux peut être également percée.
LANGUE
Cette pratique serait inspirée d'un
rituel Maya. Au temps des Aztèques et des Mayas, les prêtres se perçaient la
langue pour communiquer avec les Dieux. Ce piercing est effectué verticalement
sur le sillon médian et ne peut être pratiqué que sur une langue suffisamment
longue avec un filet peu développé. Le bijou placé est un barbell. Certains le
pratique décalé ou multiple.
SMILEY
SUBLINGUAL
On retrouve également parmi les
piercings buccaux le FREIN,le FILET et le FROWNEY
LEVRE
Comme pour la langue, l'origine de ce
piercing nous vient des Aztèques et des Mayas qui se paraient les lèvres de
bijoux. En Amérique centrale et Amérique du sud, certaines tribus se percent la
lèvre inférieure et agrandissent le trou pour y placer des plateaux en bois
Les tribus africaines ainsi que
sud-américaines s'ornaient les lèvres de bijoux en or pour séduire. Les femmes
africaines portaient des plateaux sur la lèvre pour exciter les hommes.
Tout le contour des lèvres peut être
percé. Certains endroits portent des noms particuliers.
Labret (lèvre inférieure) : Les
Eskimos portaient parfois un bijou en os sous la lèvre inférieure. On retrouve
la même pratique chez certaines tribus africaines et amazoniennes mais avec un
bijou en bois. On peut placer un anneau ou un labret stud, certains y mettent
une spirale. Variantes: Labret décalé, Labret vertical.
Madonna : Ce piercing est effectué au
dessus de la lèvre pour donner l'illusion d'une mouche. Il est donc préférable
de placer un labret stud.
Maedusa (lèvre supérieure) : Ce
piercing est effectué au dessus de la lèvre sous le nez. Le labret stud est le
bijou qui s'adapte le mieux.
NEZ
Narine : Les Indiennes et
Pakistanaises sont connues pour leurs narines percées.
En Amazonie, on trouve également des
hommes, notamment dans la tribu Cashinawa portant des plumes dans le nez. Il est
arrivé en Europe pendant les années hippies, où les babas-cool venaient chercher
une spiritualité nouvelle à Goa et ailleurs.
Même s'il n'est généralement pas
considéré comme un "vrai piercing", il nécessite des soins attentifs durant la
période de cicatrisation. Comme pour tous les piercings, il faut garder en tête
qu'il s'agit d'une plaie et qu'une infection peut survenir si l'on n'y prend pas
garde. De plus, les piercings du visage présentent plus de risques d'infection
que les autres du fait qu'il est très "tentant" d'y toucher à longueur de
journée.
Contrairement à ce que l'on pense, la
narine n'est pas constituée de cartilage mais il s'agit d'un muscle.
Les tissus musculaires étant très
denses, le trou se resserre très vite lorsque le bijou est ôté, même une fois
cicatrisé.
Septum : Son origine vient des Papous
et d'autres tribus tribales très anciennes... dans ces tribus, autant les hommes
que les femmes se perçaient la cloison nasale pour y passer des bijoux en or la
plupart du temps.... On ne sait pas l'explication exacte de ces traditions, mais
encore aujourd'hui on peut la retrouver chez des anciens peuples qui ont
survécus jusqu'à aujourd'hui ..(Asie, Amérique du Sud, Afrique, ...) C'est un
des rares piercings qui a l'avantage de pouvoir être caché. On peut placer un
anneau ou un fer à cheval, circular barbell).
OREILLE
Depuis l'aube de l'humanité, les
femmes et les hommes se percent les lobes d'oreilles.
Dans la majorité des tribus
primitives, les trous sont progressivement élargis par le port de bijoux de
diamètre de plus en plus important.
On trouve aussi des cas de piercing du
cartilage, notamment chez les Massaïs en Afrique.
En Égypte antique, des boucles
d'oreilles en or étaient portées par les hommes de haut niveau social. Les
perforations du nez et des oreilles étaient réservées aux pharaons et autres
membres de la famille royale. Ces pratiques sont mentionnées dans la Bible. Dans
la Genèse 24:22, le domestique d'Abraham a donné des boucles d'oreilles et des
bracelets à Rebecca, épouse de son fils Isaac.
Il est également possible de percer
tous les replis de l'oreille.
LES DIFFERENTS PIERCINGS : CORPORELS
NOMBRIL
Le port de bijou au nombril
remonterait à l'ancienne Egypte. Seules les familles royales avaient le droit de
se percer le nombril. Les paysans qui violaient cette règle étaient exécutés !
Cependant, si une fille de paysan naissait avec un "nombril parfait" on lui
permettais parfois de le faire percer et donc d'élever ainsi sa position
sociale.
Cette pratique aurait été découverte à
Hawaï au début de la Seconde Guerre Mondiale. Ce piercing est effectué
généralement dans la partie supérieure du nombril qui est pourvue d'un repli.
Dans certains cas, il n'existe pas de repli et le piercing ne peut pas être
effectué.
Certaines personnes ont un repli situé
dans la partie inférieure du nombril.
Dans ce cas, le piercing sera effectué
en bas. On peut placer un anneau, une spirale ou une barre courbée (navel,
banana).
Les nombrils plats ou qui ressortent
ne sont pas perçables puisqu'ils ne sont en général pas pourvus d'un repli.
TETON
Le piercing des tétons trouverait ses
origines au début de l'ère chrétienne chez certains légionnaires romains. Le
piercing au sein était considéré comme signe de force, de virilité, d'endurance.
Les Romains se perçaient les mamelons pour tenir leurs capes et pour montrer
leurs haut grades. En 1890, ce sont les femmes qui se sont mises à porter des
anneaux aux seins, pour embellir leurs décolletés.
Il nous viendrait aussi d'Amérique
centrale, où la population s'en servait lors du rite de passage à l'âge adulte.
Cette pratique était, paraît-il,
également en vigueur à la cour de la Reine Victoria.
Ce type de piercing peut être effectué
horizontalement ou verticalement. Les deux types de piercing peuvent être
combinés.
AUTRES TYPES DE PIERCING:
Les piercings réalisés en surface
(poitrine, dos, cou, bras et jambes) ne présentent pas de danger, mais risquent
de laisser des cicatrices car, dans la majorité des cas, le corps les rejette.
Les piercings de surfaces sont le résultats de "performances", de gens qui ont
voulu tester le piercing et aller plus loin... Les premières "performances"
remontent aux années 70-80, dans le milieu Underground...
Les piercings entre les doigts sont
réalisables mais s'infectent presque systématiquement car il est impossible de
garder les mains constamment propres.
TYPES DE BIJOUX :
Labret : il se compose d'une tige
droite avec à une extrémité un disque et à l'autre une boule vissable ou un
élément clipable. Cette boule peut être remplacée par une autre forme. Les
labrets sont utilisés pour les piercings à la lèvre ou aux oreilles.
Barbell : il se compose d'une barre
droite avec des boules à chaque extrémité dont généralement les deux (parfois
une seule) se dévissent, permettant de retirer le piercing. Les boules peuvent
être remplacées par d'autres extrémités en forme de pointes ou plus fantaisie.
Le barbell peut être utilisé pour les piercings à la langue et aux oreilles.
Banane (anglais banana) : c'est une
barre courbe avec une boule à chaque extrémité ; là aussi, une boule ou deux
peuvent être remplacées suivant les humeurs. Utilisée pour les piercings au
nombril. Une autre variété plus petite est le micro banana, il convient au
piercing de l'arcade. C'est le diamètre du jonc qui différencie ces deux
piercings. Ils peuvent aussi convenir aux oreilles.
Anneau : comme son nom l'indique,
c'est un anneau qui peut être simple ou agrémenté de décorations. L'anneau est
généralement fermé par une boule. Il peut être utilisé pour la plupart des
piercings à l'exception de la langue.
Fer à cheval : c'est un anneau brisé
en forme de fer à cheval qui a deux boules vissables. Généralement porté à
l'oreille mais aussi à l'arcade sourcilière dans une taille réduite (épaisseur
du jonc).
Tunnel et plug : ce type de piercing
est porté principalement aux lobes des oreilles. C'est un petit cylindre qui est
inséré dans le trou après cicatrisation de la perforation. Le tunnel est vide en
son centre alors que le plug est plein.
Élargisseur : ce type de piercing est
porté principalement aux lobes des oreilles. Il sert à agrandir
progressivement le diamètre du trou. Il se présente sous différentes formes. On
en voit beaucoup en Pâte Fimo, bien que cela soit fortement déconseillé. Bien
qu'on entende souvent parler d'« écarteur », ce terme est impropre (on n'écarte
pas, on élargit).
Et bien d'autres encore.
MATERIAUX :
Aujourd'hui la majorité des piercings
sont en acier inoxydable chirurgical. Ainsi, en France, les piercings dont la
matière n'est pas indiquée sont généralement en acier inoxydable chirurgical.
Acier inoxydable chirurgical de type
316 LVM (implantable) et 316L (non implantable), c'est le matériau le plus
utilisé. De couleur métallique, argenté, lisse et brillant, disponibles parfois
en rouge (par anodisation) ou noir (par projection de gaz ionisé).
Titane de type TI6AL4VF-136. Le titane
est léger, il peut avoir plusieurs couleurs (bien qu'elles disparaissent avec le
temps). Le titane ne déclenche que très rarement des réactions allergiques et
est donc conseillé en implantation.
PTFE (polytétrafluoroéthylène) ou
Téflon, c'est une matière plastique utilisée en chirurgie pour des implants ; il
est parfaitement toléré par l'organisme mais devient poreux au bout de 3 mois et
craint les UV.
Bioplast Matière plastique alliant les
avantages du PTFE sans altération avec le temps. Convient parfaitement pour les
piercings dans ou autour de la bouche, en minimisant les dégâts aux dents.
Alliage or 14 carats ou Plaqué or 24
carats sur de l'acier inoxydable chirurgical. Pour éviter les risques
allergiques, il faut faire attention que l'alliage ne contienne pas de nickel.
Argent massif : l'argent s'oxyde et
doit être retiré régulièrement pour être nettoyé. Des risques d'allergie ou
d'irritation sont possibles. En effet il ne contient que 92,5% d'argent pur, le
reste étant principalement du nickel. C'est pourquoi la tige des bijoux en
argent reste généralement en acier chirurgical.
D'autres matériaux sont utilisés,
comme le plexiglas (PMMA) ou acrylique, le verre, les pierres, le bois, l'os et
la corne… et bien d'autres encore.
Sources: ITC
Piercings, Rings & Needles, Wikipedia
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